L'homme porte les tiges de taille semblable dans sa loge pour les fendre . Pour se protéger, il met une ceinture faite de morceaux de bois et de cuir... Il effile les tiges de CHATAIGNIERS avec une serpe tranchante. Avec une plane tenue horizontalement, il lisse le bois. Il garde l'écorce mais retire les nœuds. Les copeaux tombent. (Ils couvrent sa loge). L'ouvrier travaille sur un banc en bois qui repose d'une part au sol et d'autre part sur deux pieds. C'est ici que l'homme place la crochette qui traverse le bois et maintient avec un coin la latte de CHATAIGNIER. (dessins page suivante)
Les mots anciens en occitan: Folhar , se couvrir de feuille, Feuilhaire :l'ouvrier qui fabrique des lattes en bois fendues Cerclie : cercle, lien de bois pour entourer les tonneaux Cercliaire c'est l'ouvrier qui fait des cercles, le cerclier actuel Lataire : il fabrique les lattes ou feuillards
RAUZET Plan du SITELimousin-Grandmont. Le feuillardier ou cerclier
INDEX CHARENTE --> SuiteL’artisanat du bois ne se limite pas aux taillis charentais autour de Rauzet. Il est ancien en Limousin.Les religieux de Grandmont exploitent leurs bois. Ils utilisent le charbon de bois , commandent des ais (lattes) de châtaignier. Le cerclier travaille pour les abbayes : Grandmont ou le Boeuil en Limousin. Le meunier, de la basse-cour de Grandmont, doit un journal (CORVEE d’un jour) pour cercler les tonneaux, entretien utile pour les vinades (CORVEE de transport de vin) en 1496. Un cerclier accense des vignes des Cisterciens du Boeuil en 1474. I. AUBREE « Le terrier de l’abbaye cistercienne de Boeuil », Bull. de la Soc.archeol. et hist. du Limousin, t. 131, 2003, p.196. Arch.dep. Haute Vienne, 5 HH 74/6 ; 5 HH 4/08. 13 ais de 8 pieds de long ; 51 hottes de charbon. (Les dates correspondent aux 1e mentions connues) MEMOIRE en FAVEUR de MARIE de La ROCHEBEAUCOURT, 29 avril 1590, arch. dep. de la Charente, J 1154. « Pour ce qui est du bois a faire cercles, on n'y employe point des forets de chesnes, mais seulement de chastaignier de sept a huit feuilles pour le plus ». Dans les bois de la Rochebeaucourt poussent des taillis de CHATAIGNIERS. Utilisant l'arbre, les hommes des hameaux pratiquent un savoir-faire ancien : l'hiver du mois d'octobre au mois de mars, ils faisaient profession de charbonnier, de cerclier, de fendeur. Pour s'abriter, les hommes construisent une loge. Les copeaux recouvrent la loge du feuillardier. Elle est faite d'une armature de jeunes lattes de CHATAIGNIERS ou de noisetiers que l'on courbe en arceaux. On ajoute des tiges horizontales qui servent de faitage. Des branches fourchues verticales servent de chevrons.
un banc
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