ABBES Suite 2 Contact sources Index Grandmont ABBES liste INDEX CHARENTEABBES COMMENDATAIRES : Charles de Bourbon (1471-1477) Charles de Bourbon prend possession de Grandmont en 1472; il envoie son procureur, Richard du Bois, prieur de la Haie d’Angers et de Montguyon, étudiant de 22 ans. Ce dernier cumule les bénéfices, puisqu’il est aussi évêque de Vérie. Charles de Bourbon ne vient jamais , mais il obtient la confirmation des franchises. Il choisit un vicaire dans l’Ordre avec Jean Cayrol . Jean Cayrol s’investit et organise des chapitres généraux. Pour mieux cadrer les prieurés, le chapitre devient annuel. Jean Cayrol fait faire l’ inventaire des reliques en 1472. Le chapitre de 1473 et les suivants revoient la discipline : obligation de suivre le chapitre général, les heures canoniales (sanction pour deux absences : se nourrir de pain et d’eau), obligation d’avoir un exemplaire des statuts, de rester dans les couvents (sanction : excommunication pour une absence de 15 jours). Les statuts interdisent aux religieux la soie, les souliers avec une pointe de 30 cm et les habits ouverts devant et dans le dos, ils fixent la tonsure. Les religieux ne peuvent pas avoir deux administrations de prieurés. Ils ne quittent pas la table sans l’autorisation du supérieur. Ils disent une messe de la Vierge quotidiennement pour la conservation de l’Ordre. Les chapitres ordonnent de restaurer Grandmont et les couvents presque en ruine du fait des guerres. La politique rattrape encore la gestion de Grandmont. Le comte de la Marche, Jacques III complote contre le roi avec le soutien des Bourbon. Lorsque Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon devient comte de la Marche, Charles de Bourbon renonce à l’abbaye. Il souhaite troquer son abbaye peu rentable contre l’évêché de Clermont avec le titulaire du lieu Antoine Allemand.
Limousin-grandmont . LES ABBES de GRANDMONT
Textes de
8e abbé. Guillaume de Fumel (1437-70). A la mort de l’abbé Redondeau, le couvent de Grandmont ne voulait pas de la réserve apostolique (nomination par le pape). Le pape Eugène IV nomme Guillaume de Fumel, alors prévôt de l’abbaye de Tulle, ordre de saint Benoît, en 1437. Il est « elu abbé de Grandmont contre les constitutions, par quelques religieux qui eurent egard aux recommendations de Charles VII et de Tandonet de Fumel , capitaine du château de Chalusset [...] alors senechal du Limosin, ses parens ». Le Limousin subit les attaques des capitaines anglais et des routiers. On peut comprendre l’influence du capitaine de Chalusset. Les autres religieux s’assemblent à Bandouille sur Dive, loin du Limousin, pour choisir Pierre de Brussac , périgourdin alors prieur du Bois de Vincennes. Un procès s’ensuit, mais, Pierre meurt. Par lettres patentes, le roi nomme Guillaume son conseiller en 1438. Cela lui rapporte des avantages. Il envoie ses procureurs au concile. Le chapitre de 1440 promulgue à nouveau les anciens statuts pour imposer une meilleure observance. Guillaume engage des frais ; il restaure les bâtiments, son appartement, fait construire une tour. Les religieux se disputent les collations de prieurés ; les prieurs les plus anciens demandent des pensions ; le pape nomme des titulaires très jeunes ou un archevêque à Rouen. Guillaume de Fumel remet en place les administrateurs, malgré les prieurs. Les prieurs refusent de payer les pensions, et vont étudier à Paris. Guillaume de Fumel admet les résignations et permutations, envoie des visiteurs. Il essaie d’obtenir la restitution de biens dans les diocèses de Saintes et Limoges, en 1467. Il demande les biens de valeur du prieur de Rouen, mort. En 1457, Guillaume est vicaire du pape pour le Limousin, il est aussi maître des novices de Saint-Martial en 1463. Il use de son pouvoir. Finalement, en 1471, il devient patriarche d’Antioche quand il renonce en faveur du premier abbé commendataire, archevêque. Ce dernier a l’appui de Louis XI. Le roi a le pouvoir de contraindre en faisant saisir le temporel de Grandmont par le duc de Bourbon en cas d’opposition. Le postulant prend une abbaye qui a des dettes et qui souffre des impositions royales. Il faut rappeler que l’abbaye qui vaut 10 000 florins, doit une taxe de1 500 florins en cour de Rome en 1317. La somme représente 15 % de sa valeur, presque autant que les pensions pour l’abbaye d’un montant de 1460 livres.
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